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Dieu merci, ils ont repris le chemin de l'école et de la nounou

J'écris ces lignes alors que j'ai encore une dizaine de jours à tenir dans le rôle de la mère au foyer. Pour le moment, je ne garde que le bébé, les deux "grands" (10 et 5 ans, ndlr) étant en vacances avec leur maman. On les récupère bientôt et ce sera alors la dernière ligne droite avant la rentrée.

Nos vacances d'été se sont globalement mieux passées que l'année dernière. On a modifié certains points qui avaient rendu les trajets et/ou les séjours pénibles, et ça a bien fonctionné. 

Néanmoins Pierrick a repris le travail dès qu'on est rentrés et, même si nos aînés ne sont pas là, je n'ai pas encore retrouvé ma liberté, ô liberté chérie de chômeuse désœuvrée. Mon assistante maternelle étant à son tour en vacances, je garde ma petite de 15 mois avec moi à la maison.

Je n'ai jamais fait partie de ces adultes qui prennent du plaisir à jouer avec les enfants. Je dis oui pour faire plaisir, mais je le vis comme une contrainte, et je me lasse vite, perds patience.

Depuis que je suis moi-même maman, ce n'est guère mieux avec les enfants de Pierrick. Belette, la grande, aime les jeux de rôle au cours desquels elle incarne bien souvent... des animaux. Elle agite la queue, aboie, me demande de jeter la balle. Bof. Lapin, le petit, déteste perdre et ça se termine souvent en eau de boudin : soit il est triste et en colère de ne pas gagner, soit il triche. Ce que je ne supporte pas. Du tout.

Avec Eilie, c'est un peu différent. Les jeux et les lectures la font énormément progresser. Je le constate à chaque fois qu'on passe un moment ludique ensemble. Elle dit de nouveaux mots, elle est attentive, curieuse, son implication est impressionnante. De ce fait, j'accepte un peu mieux, en y mettant un peu plus de cœur, de jouer avec elle.

Mais voilà, ça fait maintenant une dizaine de jours que je passe mes journées complètement dépendante de son rythme. Son appétit, son sommeil, ses envies. Et j'en ai marre. J'ai envie de pouvoir passer du temps devant la télé, mon PC, le vide. J'ai envie de pouvoir dormir quand j'en ai besoin. J'ai envie de ne pas avoir à réfléchir minutieusement à ce que je dois prioriser pendant ses siestes. J'ai envie de conversations d'adultes, aussi. 

Il va falloir que je tienne encore un peu, j'en suis à la moitié de cette période compliquée, ou pas si compliquée d'ailleurs, mais qui s'étire trop en longueur.

Quand tu liras ces lignes, on sera en septembre et les choses iront déjà mieux. Je m'accroche à la pensée de cette échéance comme une moule à son rocher. Instinct de survie et tutti quanti.

Peut-être que le prochain ajustement à faire quant à nos vacances estivales serait de caler les nôtres sur celles de notre nounou. Afin qu'on soit toujours deux à gérer les trois monstres. C'est rarement suffisant (ne soyez jamais en infériorité numérique face à vos enfants !) mais c'est un moindre mal : on se répartit les tâches, on alterne, on soutient, on souffre à deux, on supporte à deux. C'est quand même un peu mieux.

Isa

Billet écrit le mardi 23 août 2022

Etat d'esprit : je crois que tu l'as deviné à la lecture du texte. Pour préciser le contexte, mes règles doivent arriver demain, je suis au summum de l'insupportable. Je vais aller me détendre devant une série avec Chéri ("série avec Chéri", c'est rigolo ça dis-moi)(non pas tant en fait), l'enfant dort, et la règle numéro 1 c'est de toujours profiter de la moindre minute pendant laquelle l'enfant dort.

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